J’ai effacé les preuves

Journée
Lettres sur Cour

J’ai effacé les preuves

avec Olivier Adam
J’ai effacé les preuves

La petite musique d’Olivier Adam... On le sait, son univers est celui des lisières, des boîtes en fer blanc emplies de polaroids et de souvenirs, des lieux que l’on aime mais que l’on finit par quitter. Paris et sa banlieue, la façade atlantique, les plages à marée basse, les presqu’îles et ce « cœur Finistère », matelot ou flibustier, qui « cède aux falaises » et s’en remet au ressac. Le poète, qui publie ici son deuxième recueil, est en quête d’une mer intérieure, d’un lieu où on le croirait sur parole puisqu’il n’invente rien. Un lieu commun à tous les êtres, où l’on pourrait accueillir l’exilé, l’ami désespéré et les fantômes de nos vies. Un lieu où l’on n’entend pas la rengaine mesquine de l’identité, de l’origine et du rejet. Un lieu où vivre libre, sans assignation à résidence.